On l’entend partout, tout le monde le sait et pourtant les robots-tondeuses continuent de faire des massacres.
On pense évidemment directement aux hérissons qui en sont les premières victimes, eux qui souffrent déjà tant (routes, pesticides, maladies, parasites, débroussailleuses, feux de broussaille, territoires trop petits,…).
Les robots ont des avantages : ils sont autonomes, quasi inaudibles (ça change des moteurs essence qui dérangent tout le quartier) et le mulching (herbe coupée) permet à la pelouse de récupérer les éléments qui viennent d’être coupés. Ça c’est le côté positif…
Pas plus tard que hier, encore, j’apprenais qu’un hérisson avait été déchiqueté par un robot, en plein milieu de journée. Alors oui, c’est vrai, un hérisson qui se balade à 14h ce n’est pas habituel et on pourrait penser qu’il a un souci mais ce n’est pas toujours le cas. Et s’il a un souci, direction le CREAVES le plus proche (idéalement le réchauffer avec une bouillotte entourée d’un essuie – ne pas le nourrir et surtout pas de lait). Même s’il est malade, il ne mérite pas de finir sa vie dans des circonstances aussi atroces.
Il y a quelques années d’ailleurs, j’ai eu l’occasion de croiser une maman hérisson et ses bébés dans la matinée. Ils avaient l’air en forme.
Un autre exemple : ces derniers jours, avec la sécheresse qui dure, un hérisson se balade régulièrement tôt dans la soirée, à partir de 18h30, à la recherche de fraicheur et d’eau.
On imagine la catastrophe si un robot passait par là…
Cela confirme que même si le robot ne tourne que la journée, il peut être meurtrier.

Je parle des hérissons mais d’autres animaux peuvent être victimes du robot : jeunes oiseaux, petits mammifères, petits reptiles.
Je ne vais pas aborder ici l’impact de la tonte permanente sur la quantité de nourriture disponible pour les butineurs.
Bref, je peux comprendre que par facilité, on puisse faire le choix d’avoir un robot-tondeuse mais pour moi cela reste une machine qui fait encore trop de dégâts et pour laquelle il existe des alternatives.
A lui seul, le Creaves de Namur a accueilli plus de 1200 hérissons en 2024…
Il faut vraiment changer ses habitudes et les protéger.






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